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 L'edito

Sommaire

Principes généraux qui doivent conduire à la réécriture du décret

Propositions du Groupe UMP pour la réécriture du décret
  • Evaluation
  • Promotion
  • Modulation et organisation des services

 L'edito

Chers enseignants-chercheurs,

De quoi notre pays a-t-il le plus besoin en ce début de 21ème siècle, particulièrement au cœur de la crise que nous traversons ? De femmes et d’hommes formés pour relever les défis de l’avenir. D’une dynamique d’innovation et de recherche ambitieuse pour donner un temps d’avance à la France.

Dans cette logique, l’université est un des lieux les plus stratégiques pour l’avenir de notre pays. C’est au cœur de nos universités, grâce à vous, que se mène la bataille essentielle de l’intelligence.

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Comment permettre à tous les talents que recèle notre université de s’exprimer pleinement ? Comment valoriser au mieux notre potentiel de recherche et cette force de transmission que sont les enseignants chercheurs ?


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Les propositions

Daniel Fasquelle, Benoist Apparu et Claude Goasguen ont remis le mercredi 18 février à Claire BAZY-MALAURIE, Médiatrice nommée par la Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, quelques propositions issues de l’échange conduit avec la communauté universitaire, lors de rencontres ou à travers les nombreuses contributions qui nous été envoyées sur ce site internet. Nous tenons à remercier toutes celles et tous ceux qui ont accepté de prendre part à cet échange dans un état d’esprit constructif.

Voici les propositions soumises à la Médiatrice :

- Principes généraux qui doivent conduire à la réécriture du décret

- Propositions du Groupe UMP pour la réécriture du décret
  • Evaluation
  • Promotion
  • Modulation et organisation des services
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(c) Scriptsmills, 2009
Christian
18 Fév. 2009, 18:53
Bravo pour cette initiative un peu tardive cependant car les maladresses ministérielles du début auraient pu éviter de mettre le feu aux poudres.
Reste un aspect peu abordé, peut-être par pudeur: le montant des primes qui reste ridicule dans l'enseignement supérieur en comparaison avec les primes automatiquement octroyées à des fonctionnaires de catégories semblables voire inférieures. Nous avons le plus grand mal à attirer, puis à conserver de très bons éléments au sein de nos universités, notamment en droit pour ce que je connais. Songez que la prime d'enseignement et de recherche, perçue par tous est de 1054 euros par an, alors qu'un jeune conseiller de tribunal administratif perçoit deux primes dont l'une, automatique, est de 13 000 euros par an !
Guillaume Drago
18 Fév. 2009, 20:20
Les propositions du député Fasquelle reprises par le Groupe UMP vont dans le bon sens. Enfin, on semble s'orienter vers des propositions équilibrées qui permettent un réel équiibre entre l'évaluation nationale et les nécessités de la gouvernance locale.Il faut évidemment préciser le pourcentage de promotions locales et nationales, selon un équilibre qui est encore à trouver. Que la médiatrice s'inspire de ces éléments et la sortie de crise n'est pas loin!
Philippe
18 Fév. 2009, 21:15
Je viens de recevoir les propositions de Daniel Fasquelle, Benoit Apparu et Claude Goasguen.
Elles me conviennet parfaitement.
Je ne suis pas opposé (et même plutôt favorable) au principe d'une évaluation des enseignants. Mais je redoute le localisme (clientélisme ?) qui innervait le projet initial. Les solutions proposées me paraissent pleinement satisfaisantes, en ce qu'elles préservent le rôle du CNU.
A suivre donc, mais on est sur la bonne voie.



Martha
18 Fév. 2009, 23:29
Pourquoi pas une loi visant à évaluer députés et sénateurs, afin de moduler leurs indemnités en fonction non seulement de leur temps de présence aux chambres, mais aussi de la fréquence de leurs interventions lors des débats et de la qualité de ces dernières, de leur temps de présence dans les commissions de travail et du sérieux de leur méthode de documentation préalable à la rédaction des propositions de lois (évalués par les Présidents de la Chambre des Députés et du Sénat ?), ainsi que du temps qu'ils consacrent à leur circonscription et de leur efficacité (évalués par leurs administrés)?
Alain GHOZI
18 Fév. 2009, 23:37
Enfin des propositions à même de rétablir la confiance en ce que, réfléchies, elles témoignent de la connaissance du métier et de ses contraintes. Si elles arrivent bien tard, après le gâchis que l'on sait, il y a lieu d'espérer qu'elles puissent inspirer fidèlement le dispositif à venir. Un regret cependant : la part des promotions dévolues au CNU n'est pas fixée ; il la faut la plus haute qui soit, à 50% car elle est la condition du succès de l'autonomie. Les disciplines sont inégalement représentées dans les universités ; et le mode d'élection des membres du Conseil d'administration, cadeau fait aux réseaux de toutes sortes qui ne sont pas tous d'obédience scientifique, amplifie le déséquilibre. Aussi il est illusoire de penser que toutes les disciplines, les moins bien représentées en particulier, bénéficieront également des promotions. Il faut donc un système pour pallier ce déséquilibre qui tient dans la part élevée allouée au CNU. Le succès de l'autonomie est à ce prix
Merci aux parlementaires pour ces propositions ; puissent - ils suivre de près l'élaboration de la réglementation à venir et veiller à ce que les principes qui nous sont présentés ici soient fidèlement consacrés !
Sulamite
19 Fév. 2009, 01:21
Le décret n'est pas le seul problème soulevé ces derniers temps, vous le savez bien. On peut apprécier en effet que le député Fasquelle ait essayé de débloquer la situation sur ce problème spécifique, mais que fait-on du reste? Va-t-on accepter de voir les organismes démantelés, et surtout, que va-t-on faire des milliers de précaires qui voient diminuer le nombre des postes statutaires et qui ne trouvent comme opportunité d'embauche que des CDD, de plus en plus de CDD, au point que des laboratoires entiers tournent avec cette main d'oeuvre corvéable à merci? S'il y a de l'argent pour créer ces postes précaires - et de plus, beaucoup moins "productifs" si on raisonne en ces termes - il y en aurait tout autant pour créer des postes statutaires décents pour des chercheurs de 30 ans et plus! Ne nous oubliez pas!! Aujourd'hui, nous avons le sentiment d'être une génération sacrifiée, utilisée pendant ses meilleures années, et jetée à un âge où il n'est plus question d'être recruté!
Christophe Radé, Pr. Univ. Bordeaux IV
19 Fév. 2009, 23:00
Dans la mesure où les questions relatives à l'évaluation des enseignants-chercheurs et à leur promotion mettent directement en cause le pincipe constitutionnel d'indépendance des professeurs d'université, il nous semble qu'elles relèvent en premier ressort du domaine de la loi, et non exclusivement du domaine réglementaire. Une loi s'impose.
Par ailleurs, il me semble indispensable que le principe d'une répartition égale, sur le plan national, entre les promotions nationales et locales, doit être affirmé, en complément bien entendu d'une juste répartition entre les disciplines. Il me semble également nécessaire que le principe d'une modulation à la hausse du service pour "sanctionner" une mauvaise évaluation doit être clairement interdit. Par ailleurs, la réforme du CNU doit prévoir une augmentation significative du nombre de ses membres, la possibilité de recourir à des experts extérieurs, choisis sur une liste nationale par discipline, et que les membres du CNU bénéficient, à ce titre, d'une décharge de service significative. Il me semble enfin, pour éviter tout malentendu, que la Ministre devrat clairement indiquer qu'elle retire le projet de décret et qu'un nouveau projet sera soumis ultérieurement au Conseil d'Etat.
L'initiative de notre collègue Fasquelle doit être saluée comme elle le mérite, même si je pense qu'une intervention législative s'impose plus largement pour préciser les objectifs poursuivis par la loi LRU, notamment en mettant à la charge de l'Etat l'obligation de compenser intégralement tous les transferts de charge vers les universités autonomes, ains que le maintien dans la fonction publique d'Etat des enseignants-chercheurs, ainsi que des personnels Biatos.
Monticelli
20 Fév. 2009, 11:27
J'aurai aimé connaitre la méthode pour rédiger ces propositions.

On sait comment en général ça fonctionne : on ne prend des commentaires que ce qu'on sait qu'on veut écrire à l'avance.

laurent MCF Droit privé
20 Fév. 2009, 23:38
Messieurs les députés,

Sur la méthode : nombre d’entre nous affirment que les deux mois donnés à la médiatrice pour rédiger un nouveau texte sont très insuffisants. Lorsque je constate que 5 jours après l’ouverture de ce site – nous invitant à faire part de nos idées et remarques – vous annoncez vos propositions, je suis partagé entre admiration et scepticisme. Admiration, si dans ce très court laps de temps, vous avez lu avec l’attention qu’elles méritent les nombreuses contributions déposées, et les avez utilisées pour nourrir votre réflexion ; mais scepticisme aussi, pour ne pas dire surtout, car 5 jours constituent un délai bien court pour présenter un texte murement réfléchi. Finalement, je ne peux que douter de la sincérité de votre démarche.

Sur le fond : des idées intéressantes sont évoquées mais trop souvent, elles ne sont pas abouties. Un exemple : « chaque enseignant ne peut se voir imposer plus que ce service de base (…) le service est élaboré à partir des voeux de l’enseignant-chercheur tout en tenant compte des besoins de l’université. Il est arrêté par le président de l’université après avis du conseil d’UFR ou du laboratoire dont l’enseignant-chercheur dépend ». D’une part, le nombre d’heures d’enseignement ne peut excéder le service de base sans l’accord de l’universitaire, et d’autre part c’est le Président de l’université qui arrête le service en tenant compte des besoins de l’établissement. Il me semble que ces deux dispositions sont au mieux confuses et au pire contradictoires. Comment concilier, le cas échéant, le choix de l’universitaire avec les besoins de l’université ?
Un autre exemple : « A côté des promotions locales, il est proposé de conserver une partie au moins des promotions au plan national selon un pourcentage à définir ». Voilà qui ne fait guère avancer le débat, alors que les discussions déjà engagées par les universitaires portent naturellement sur ce fameux pourcentage, dont vous ne dites rien.
Si vos propositions vont plutôt dans le bon sens, elles auraient manifestement mérité d’être précisées et affinées. Espérons qu’à défaut de régler le conflit actuel, votre initiative aura montré qu’une bonne recherche nécessite d’abord du temps…
Respectueusement.
Hervé CROZE
21 Fév. 2009, 11:59
Concernant le point particulièrement sensible de la modulation des services, il suffirait d'ajouter dans le décret que la modulation du service d'un enseignant-chercheur ne peut intervenir qu'à sa demande.
Ainsi chacun resterait totalement libre de solliciter une décharge de service d'enseignement pour faire plus de recherche ou - pourquoi pas ? - de demander à faire plus d'enseignement.
Une telle rédaction serait conforme au principe général d'indépendance des enseignants-chercheurs.
gauthier
22 Fév. 2009, 12:03
Mon avis c'est que l'UMP c'est de la merde.

J.P. Gauthier, professeur, membre honoraire de l'IUF.
Lebreton
23 Fév. 2009, 15:55
Messieurs les députés,

vos propositions vont dans le bon sens. Je souhaite que la ministre s'en inspire.
Salutations distinguées.

Gilles Lebreton,
professeur de droit public,
directeur du GREDFIC,
doyen honoraire
Anna
26 Fév. 2009, 15:36
OUI à l'évaluation. Mais à certaines conditions

1) Pourquoi évaluer? Certainement pas pour sanctionner les chercheurs non-publiant en doublant leurs heures de service. Enseigner n'est pas une punition. Il faut évaluer pour instaurer un système d'avancement équitable.

2) Que faut-il évaluer? La recherche mais aussi l'enseignement.

3) Comment évaluer?

En instituant un organe d'évaluation impartial : l'autorité de ses membres dans le domaine scientifique doit être incontestée, les dossiers doivent être transmis à tous les membres et non seulement aux rapporteurs, les décisions doivent être motivées.

En prévoyant des voies de recours .

En diffusant des "lignes directrices" relatives à l'évaluation.

Pour ce qui est de l'évaluation de l'enseignement, les avis des étudiants pourraient être recueillis. Des formulaires-type élaborés en concertation avec les enseignants-chercheurs pourraient leur être distribués. Les réponses devraient être analysées par nos pairs. La participation à l'élaboration de maquettes, à la direction de diplômes … devraient être prise en compte. Le dossier d'évaluation devrait aussi comporter la présentation par l'enseignant de ses activités et projets pédagogiques .
Franck
05 Mars 2009, 20:15

Vous l'aurez voulu.

LUNDI 8 mars se poursuivra donc le BLOCAGE des UNIVERSITES par les ENSEIGNANTS et CHERCHEURS eux-mêmes.

Cessez de mépriser, de diviser, d'acheter de doucher,de vilipender, puis de flatter, puis enfin de torpiller les universités !!

DIALOGUEZ !!
Mettez en face de nous des gens COMPETENTS !!

Pour cela, il faut désormais :

1- que PECRESSE et DARCOS s'en aillent
-2- que les 3 DECRETS soient retirés


Avant même le 19, la journée du 10 mars sera l'occasion d'une manifestation monstre qui montrera le problème de la MASTERISATION non évoqué dans la mascarade de discussion avec les syndicats minoritaires et la CPU désormais NON REPRESENTATIVE car achetée par le ministère.

Bon courage chantres de l'effort !!
Franck
11 Mars 2009, 11:54


Les ministres veulent THATCHERISER l'Université française, à savoir ces mineurs sans fonds de la recherche française.

Ils rêvent d'un conflit long et dur, où le mineur cesse finalement de miner à la fin ; arrête tu m'excites !!!


THATCHER, dans sa tombe, doit trouver tout cela très jouissif : mais Gordon Brown doit trouver cela pathétique et peu extatique à l'heure où il cherche - en vain - s'il ne reste pas quelques industries dans son pays pour sortir de la crise financière.
Copé soutient Pécresse
12 Mars 2009, 13:13


Copé soutient Pécresse.

C'est donc qu'il n'a pas d'honneur ici ou qu'il ne sait pas lire les arguments ni raisonner.

Sarkozy s'emporte-t-il et fustige-t-il le mensonge comme "ennemi de la démocratie" ? - discours sur l'Otan)

C'est piquant ! C'est donc qu'il se déclare de lui-même ennemi de la démocratie ou qu'il n'a plus la mémoire de son discours manipulateur et indigne du 22 janvier...

Nous voilà bien, avec des bûches pour tous responsables...et pseudo-interlocuteurs (qui nous filent au train par nos traces IP: attention les uns et les autres).
Franck
13 Mars 2009, 15:53

Réponse à "Copé soutient Pécresse" :


Si Copé soutient Pécresse pour l'investiture sur l'ile-de-France, on peut au contraire s'en féliciter : il s'agit d'une manoeuvre permettant de ménager une porte de sortie honorable pour la ministre aujourd'hui à l'épreuve.

Karoutchi en fera les frais.



Pierre-François
19 Mars 2009, 15:28
Tout le monde doit accepter d'être évalué, même le président. J'ai d'ailleurs entendu aujourd'hui des milliers d'évaluateurs scander "Sarkozy démission".

Un peu de courage, acceptez le résultat de l'évaluation !
MANLIUS
19 Mars 2009, 16:25
Il y a beaucoup de docteur de 3e cycle qui n'ont pas de postes dnas la recherche et qui occupent des emplois déqualifiés (payés au smic) car ils n'ont pu se reconvertir ou ont fait l'objet de meurtres professionnels, comme ce fut mon cas avec l'Education Nationale.
Pourquoi ne parle-t-on pas d'eux?
Que fait-on d'eux?
Leur potentiel de recherche n'est pas envisagé?
N'est-ce pas dommage?
LA TOURNANTE de DARCOS etPECRESSE
21 Mars 2009, 13:35


DARCOS roule délicieusement dans la farine tous les médias qui n'ont rien compris à ce projet de masterisation.

PECRESSE et DARCOS se livrent à une tournante impeccable !

En matière de harcèlement concertés et synchronisé, on ne fait pas mieux.

Ils refusent pourtant l'évaluation quotidienne que les sociétés savantes, l'Académie des Sciences, les sections du CNU (la CNU aussi évidemment) leur envoient tous les jours.

La loi de la non-loi, la pulsion du Diktat, c'est-dire la DICTATURE est bien installée désormais.
christol
06 Avr. 2009, 13:06
bonjour est ce normal que les jours de grève des professeurs d'université ne soient pas comptabilisés.donc ils sont payés !!! très bien
giberpa
25 Mai 2009, 23:29
Je suis sidéré , un député UMP m Apparu veut la mort des bts et des cpge en les intégrant dans les universités.
oui ce discours démago est celui d' un Ump
L' université est effectivement le modèle à suivre
pensez aux les étudiants de ces formations plogés dans l' ambiance de travail universitaire
Pensez peut être à leurs parents, vos électeurs
lucie
18 Jui. 2009, 15:15
je trouve que ce que vous faite et extraordinaire je suis contente de ses décisions la