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 L'edito

Sommaire

Principes généraux qui doivent conduire à la réécriture du décret

Propositions du Groupe UMP pour la réécriture du décret
  • Evaluation
  • Promotion
  • Modulation et organisation des services

 L'edito

Chers enseignants-chercheurs,

De quoi notre pays a-t-il le plus besoin en ce début de 21ème siècle, particulièrement au cœur de la crise que nous traversons ? De femmes et d’hommes formés pour relever les défis de l’avenir. D’une dynamique d’innovation et de recherche ambitieuse pour donner un temps d’avance à la France.

Dans cette logique, l’université est un des lieux les plus stratégiques pour l’avenir de notre pays. C’est au cœur de nos universités, grâce à vous, que se mène la bataille essentielle de l’intelligence.

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Comment permettre à tous les talents que recèle notre université de s’exprimer pleinement ? Comment valoriser au mieux notre potentiel de recherche et cette force de transmission que sont les enseignants chercheurs ?


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Les propositions

Propositions de la mission animée par Daniel FASQUELLE, Benoist APPARU et Claude GOASGUEN pour réécrire le décret sur le statut des enseignants-chercheurs.

Propositions du Groupe UMP pour la réécriture du décret

Modulation et organisation des services

Le décret définira un service national de référence afin d’assurer une cohérence indispensable au sein de l’université française et de garantir les droits des enseignants-chercheurs.

Le service national de référence précise les heures d’enseignement (128h de cours magistraux soit 192h équivalent TD). Il sert de base au paiement des heures complémentaires. Il comprend également, pour chaque enseignant-chercheur, un temps significatif réservé aux activités de recherche.

Chaque enseignant ne peut se voir imposer plus que ce service de base :
- s’il accepte des cours en plus, il doit être rémunéré pour ces cours ;
- s’il mène des activités de recherche particulièrement soutenues, elles doivent être reconnues notamment par l’attribution d’une prime ;
- s’il assure des responsabilités administratives particulières, elles doivent être rémunérées ou il faut en tenir compte dans le cadre des décharges de service. Afin d’éviter les abus, des règles nationales pourront préciser les charges administratives donnant lieu à des décharges.

Ce faisant, la modulation entre les différentes activités de l’enseignant chercheur est conçue pour valoriser et organiser son travail et ses activités au sein de l’université. Elle doit permettre de prendre en compte l’ensemble des tâches qui lui sont confiées. Elle ne doit en aucun cas être considérée comme une sanction.

Chaque enseignant-chercheur doit assurer en tout état de cause un minimum de cours (68h de cours magistraux soit 96h équivalent TD).

Le service est élaboré à partir des voeux de l’enseignant-chercheur tout en tenant compte des besoins de l’université. Il est arrêté par le président de l’université après avis du conseil d’UFR ou du laboratoire dont l’enseignant-chercheur dépend.

* * *

Telle est la contribution que nous remettons à la Médiatrice, Claire BAZY-MALAURIE, avec le souci de réaffirmer à la fois les principes d’autonomie des universités et d’indépendance des enseignants chercheurs.

Daniel FASQUELLE, Député du Pas de Calais

Benoist APPARU, Député de la Marne

Claude GOASGUEN, Député de Paris



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Béatrice
18 Fév. 2009, 18:31
Je suis extrêmement déçue Mr Copé.

Aucune allusion au fait que l'accès aux pdfs soit amélioré, absolument AUCUN. C'est à vous cher élus d'indiquer à nos directeurs d'universités et d'école d'ingénieur, de mettre le paquet sur les abonnements aux périodiques.

Donner 5 milliards d'euros aux universités, c'est bien. Leur donner de l'autonomie, c'est bien. Encore faut-il que les directeurs sachent quoi faire de ces 5 milliards. Vous pouvez leur laisser l'autonomie de décider, mais pas sur le fait qu'il FAUT donner à nous chercheurs la possibilité de ne pas être coupé du monde.

C'est très dommage car vous n'avez toujours pas compris l'importance de ce problème.. ...

Béatrice
18 Fév. 2009, 18:33
C'est d'autant plus décevant que je pense avoir été l'une des plus respectueuse et constructive sur ce site. Comme quoi, ce genre de chose ne paie pas dans notre pays...
Frederic
19 Fév. 2009, 13:44
C est sur qu avec de telles propositions on va appaiser la grogne c est un retour à la case depart... Mais les EC qui font de la recherche n en veulent pas! Dire qu au dela de 192 h on est en heures sup necessairement c est le retour
a la situation actuelle ou il vaut mieux faire des centaines d heures sup defiscalisées plutot que de recevoir une petite prime sur laquelle vous payez des impots!!!!
Laurence
20 Fév. 2009, 10:50
Je trouve cette proposition de modulation sur les temps de service très raisonnable. Elle correspond à ce qui se fait déjà officieusement dans des UFR performante à la fois en recherche (labos notés A+ par l'AERES) et en enseignement/suivi des étudiants.
Wilhelm, Fabrice MCF 9e section
24 Fév. 2009, 18:45
J'ai lu avec le plus vif intérêt les proposition initiées par le député Fasquelle. Il me semble qu'en ce qui concerne la modulation elles sont excellentes. Il est en effet indispensable qu'on ne puisse imposer un service supérieur à 128h cm ou 192hTD à un enseignants-chercheurs. Ce point est capital et n'est pas négociable. Pourquoi, en revanche, vouloir ajouter aux évaluations déjà existantes une évaluation systématique des 60 000 enseignants-chercheurs. C'est irréalisable et ridiculement couteux. Il suffit de préciser que l'évaluation aura lieu à la demande des chercheurs qui désirent une promotion. Il n'est pas utile de continuer la démagogie qui consiste à prétendre que nous ne sommes pas évalués. Pour les promotions, il faut trouver un équilibre entre les promotions locales et nationales.


Il semble cependant que nous sommes enfin sur la bonne voie.

michel prieur
27 Fév. 2009, 12:00
je constate avec une grande déception que parmi les propositions présentées, rien ne concerne le statut des professeurs émérites , les oubliés de la réforme, alors que j'avais spécialement attiré l' attention sur ce problème: les professeurs d'aujourd'hui sont les professeurs émérites de demain. Il est scandaleux de les condamner à l'inaction, contrairement à ce qu'avait souhaité le president de la republique pour les seniors et de gâcher ainsi un capital intellectuel important. Pour pouvoir permettre aux professeurs émérites de continuer à partager leur savoir, ils ne peuvent donc qu'aller faire des cours et des conférences à l'étranger! bravo!